Catégorie : Socio politique

  • Quand le chat révoque le chat : Le CPT version Smith AUGUSTIN et Mathias PIERRE…

    Quand le chat révoque le chat : Le CPT version Smith AUGUSTIN et Mathias PIERRE…

    Au Conseil Présidentiel de Transition (CPT), la politique n’est plus un art de gouverner, mais c’est une science de l’évaporation. Les décisions tombent comme des communiqués d’exorcisme, les révocations servent de rideaux moraux, et la responsabilité publique est reléguée au rang de bibelot.
    Le 21 décembre 2025, Smith AUGUSTIN, conseiller-président érigé en chef d’orchestre des corrompus d’un CPT gangrené, et l’un des trois mousquetaires éclaboussés dans le scandale financier de la Banque Nationale de Crédit-BNC, révoque son chef de cabinet, Mathias PIERRE, le caméléon politique, pour « trahison» avec pour résultat immédiat un silence administratif, et un fracas financier. Il y a des pouvoirs qui gouvernent. Et puis il y a ceux qui se dissolvent dans l’opacité.
    Chat contre Chat :  La fable d’Etat
    En créole, «Chat travay ak chat, chat trayi chat». Quand le chat s’entre-dévore, la souris, qui est le peuple, n’applaudit plus. Elle compte, observe, exige. La « trahison » n’est qu’un décor. La vraie question, obstinée, clinique, où est passé l’argent public des processus électoraux et référendaires ?
    Les chiffres circulent, les versions se contredisent, les preuves n’arrivent pas. Ce n’est pas un procès, mais c’est une zone grise institutionnelle.
    Les « 40 millions » : Le chiffre indestructible
    Un acouphène national des 40 millions de dollars pour les élections et le référendum, Mathias PIERRE jure qu’il n’a touché un centime, que les montants existent, qu’ils sont traçables, et qu’ils ne tiennent pas dans une valise. Argument creux. Le problème n’a jamais été logistique ; il est comptable et politique.
    Mathias PIERRE, ancien ministre délégué des questions électorales sous l’administration PHTK de Jovenel MOÏSE, assure que les circuits étaient institutionnels, que les partenaires savaient. Peut-être. Mais savoir n’est pas auditer. Parler dans les médias et sur les réseaux sociaux n’est pas rendre compte. Quand l’État n’archive pas, la mémoire populaire instruit.
    Smith AUGUSTIN, le glaive trop tard
    En frappant Mathias PIERRE comme son ancien Chef de cabinet pour « trahison », Smith AUGUSTIN brandit l’arme. Mais le coup est tardif et se retourne contre lui. Gouverner, c’est prévoir. Révoquer après, c’est admettre la tolérance. Et tolérer, en Haïti, c’est cohabiter avec la faute.
    La sociologie du CPT est limpide avec les neuf conseillers corrompus, sans boussole, et sans colonne vertébrale, avec une responsabilité diluée, une impunité partagée. Chacun proclame sa pureté et sa sainteté pendant que l’organisme collectif est nécrose.
    Ici, la corruption n’est pas un accident, elle est systémique, nourrie par la fragmentation du pouvoir, par l’absence de contre-pouvoirs effectifs et par une culture où la démission n’existe pas, seule la disgrâce médiatique.
    Le spectacle comme gouvernance
    Aux demandes de comptes, le système répond par des plateaux télévisés, des émissions radios, et des récits auto-héroïques. La politique devient une mise en scène, et l’élu devient un animateur de sa légende. Les slogans creux et vides remplacent les audits. Les studios et les réseaux sociaux remplacent les tribunaux, et la République se joue en prime time.
    La rue, elle, pose des questions élémentaires: Où sont les rapports financiers ? Où sont les audits indépendants ? Où sont les responsabilités pénales, s’il y a faute ? Pourquoi l’argent public ne revient-il jamais au public ?
    Honte, partis et ruptures
    La colère vise plus que des noms. C’est une cassure morale. « Où est la honte ? » Dans un pays où des partis politiques sans base ni idéologie deviennent des ascenseurs de prédation, l’élection n’est plus un mécanisme démocratique, c’est un placement spéculatif. Mathias PIERRE a un parti. Smith AUGUSTIN exerce un pouvoir. Tous deux évoluent dans un écosystème où prendre l’État précède servir l’État. Le reste est rhétorique.
    Haïti ne manque pas de discours. Elle manque de scalpels institutionnels. Tant que les dossiers resteront sans suites judiciaires claires, tant que les audits resteront des promesses, tant que les révocations serviront de pare-feu moral, la putréfaction continuera.
    Ce n’est pas une histoire de chats et de souris. C’est l’autopsie d’un corps administratif qu’on refuse d’ouvrir. Pendant que les membres du CPT dilapident les fonds publics, détruisent les institutions et signent des contrats juteux, le pays continue de saigner.
    Amos CINCIR
    Serviteur de l’Empire d’Hayti-Afrique
    Ambassadeur du Royaume
    27 Décembre 2025
  • Décret bâillon, pouvoir pourri : Quand un CPT corrompu veut réguler la parole pour mieux étouffer la vérité…

    Décret bâillon, pouvoir pourri : Quand un CPT corrompu veut réguler la parole pour mieux étouffer la vérité…

    Le jeudi 18 décembre 2025, en conseil des ministres, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) des neuf membres corrompus et sans colonne vertébrale, a sorti le scalpel d’un décret sur la régulation des médias et réseaux sociaux, mais l’a planté dans la gorge au lieu de traiter la gangrène. On nous vend une opération de salubrité démocratique ; et on assiste à une amputation autoritaire. Et, le CPT appelle ça «meilleur contrôle des médias et des réseaux sociaux». En réalité, c’est un décret-bâillon, un garrot juridique serré autour du cou d’une parole déjà suffocante.
    Soyons honnêtes et lucides, oui, Haïti a un problème réel et fondamental. Des médias en ligne sans aucune ligne éditoriale transformés en décharges à rumeurs, des influenceurs de pacotille, dont les plus connus Tikoze ak Lynn, Jhonn Corlan Morvan, Theriel Thelus et consorts, drogués aux vues et aux likes, des micros loués au plus offrant, des «breaking news» fabriquées à la machette.
    Aucun État sérieux ne peut laisser le chaos informationnel faire loi. Aucun. Sur le principe, réguler ce n’est pas un crime, c’est une très bonne chose. Le problème n’est pas l’idée. Mais, c’est la main qui tient le couteau.
    Car ce CPT-là corrompu jusqu’à l’os, dilapidateur de fonds publics, destructeur des institutions, sans boussole morale, sans vision, sans conviction ni aucune dignité politique, n’a aucune légitimité pour jouer les gardiens de l’éthique. Un pouvoir incapable d’assurer la sécurité, d’organiser des élections, de rendre justice et de freiner les gangs, se découvre soudain une passion tardive pour la morale médiatique. C’est obscène.
    Ajoutons un fait brut et indiscutable. Nous savons tous qu’Haïti, ce volcan Caraïbéen qui fit trembler les empires coloniaux en 1804, est aujourd’hui l’un des très rares pays au monde où des gangs armés notoires comme Jimmy CHERIZIER «barbecue», Lanmò 100 jou, Izo, Vitelhomme INNOCENT, font des lives en direct, à visage découvert, lourdement armés, sans la moindre crainte.
    Ces chefs de gangs parlent, menacent, rient, recrutent et gouvernent symboliquement sous l’œil passif et complice des neuf membres du CPT, ainsi que du Premier ministre Alix Didier FILS-AIMÉ et de son gouvernement, à travers Facebook Live, TikTok, vidéos virales, interviews improvisées. Aucune inquiétude. Aucune poursuite, ni représailles. Aucune dissuasion ni répression.
    Cette normalisation de la barbarie médiatisée s’est amplifiée et banalisée tout au long du mandat du CPT. Pendant que les criminels diffusaient leurs arsenaux en streaming, le pouvoir, lui, regardait ailleurs, ou négociait. Et à quelques semaines de la fin de son mandat prévue le 7 février 2026, le CPT ne cherche pas à restaurer l’autorité de l’État, mais il cherche à verrouiller le récit avant l’échéance, à faire taire ce qui restera quand lui ne sera plus là.
    Le décret du 18 décembre 2025 est un chef-d’œuvre de flou toxique. Des concepts extensibles comme du caoutchouc politique, «fausses nouvelles», «trouble à l’ordre public», «discours nuisible», deviennent des armes pénales prêtes à l’emploi. Des sanctions lourdes, des menaces de fermeture, la prison en embuscade.
    Dans un pays où des journalistes ont été brûlés, exécutés, kidnappés, traqués, ce texte n’est pas une régulation, c’est un signal. Un message clair, glacial, et clinique. Vous pouvez parler, mais pas trop ; vous pouvez enquêter, mais pas sur nous ; vous pouvez critiquer, mais préparez vos funérailles. Et pendant ce temps, le silence complice de certaines associations de médias résonne plus fort que tous les discours.
    Subventionnées, engraissées et anesthésiées. Muettes comme des pierres tombales. Elles savent. Elles comprennent. Elles ont choisi. Ce décret ne vise pas la presse en général. Il vise la presse qui dérange, celle qui fouille les contrats obscurs, les liens gangs-pouvoir, les crimes d’État et la corruption systémique. Les autres n’ont rien à craindre, car elles sont déjà domestiquées.
    Par ailleurs, la schizophrénie politique est totale avec un CPT qui ne contrôle ni le territoire, ni les ports et aéroports, ni les routes, ni les armes, ni les gangs, et maintenant prétend contrôler Facebook, YouTube, TikTok et les micros. Un État fantôme qui veut surveiller la parole vivante. Au lieu de combattre les criminels, on combat les journalistes. Au lieu de poursuivre les voleurs, on poursuit les questions. Au lieu de rendre des comptes, on criminalise la vérité.
    Oui, Haïti a besoin de règles. Mais pas imposées par un pouvoir discrédité, illégitime et moralement insolvable. Oui, la presse a besoin d’éthique. Mais pas sous la menace d’un État qui a le sang et la corruption sur les mains.
    Ce décret est peut être légal sur le papier. Néanmoins, il est politiquement toxique. Pris par ce Conseil Présidentiel de Transition-CPT précis, à ce moment précis, il n’est pas un remède. C’est un poison lent. Et l’histoire nous l’a déjà appris. À chaque fois qu’un pouvoir veut «réguler la parole» sans se réguler lui-même, c’est que la vérité est sur le point de lui exploser au visage.
    Amos CINCIR
    Serviteur de l’Empire d’Hayti-Afrique
    Ambassadeur du Royaume
    24 décembre 2025
  • Visa et trahison : Haïti est livrée aux puissances étrangères et aux nationalistes en vitrine…

    Visa et trahison : Haïti est livrée aux puissances étrangères et aux nationalistes en vitrine…

    HAÏTI, ce volcan de la Caraïbe et la première Nation noire libre du monde, vit aujourd’hui un épisode diplomatique d’une brutalité silencieuse. Un nouveau scandale avec la révocation du VISA du Conseiller-président Fritz Alphonse JEAN, orchestrée sous le regard paternaliste du Chargé d’Affaires américain à Port‑au‑Prince, Henry T. WOOSTER, en pleine mise en garde de WASHINGTON alors que, selon des informations qui circulent, le Premier ministre Alix Didier FILS-AIMÉ, est destitué expressément par le CPT.
    Sur le papier, il démontre une querelle de VISAS ; mais dans les faits, c’est un coup de semonce transnational et un message clair, car ce sont les États‑Unis, l’OEA et la CARICOM qui ont fabriqué, financé et installé ce Conseil Présidentiel de Transition (CPT) de neufs membres illégitimes dont Fritz Alphonse JEAN en fait partie. Ce cartel, désormais accusé de Corruption, et de connivence avec les gangs armés, et ils tiennent les ficelles du pouvoir.
    Si HAÏTI avait des hommes de la trempe de Jean-Jacques DESSALINES, Ibrahim TRAORÉ, Assimi GOÏTA ou Thomas SANKARA, ce diplomate américain aurait déjà été reconduit à la porte. Mais aujourd’hui, le pays est dirigé par des pantins, des sous‑hommes et des apatrides en costume.
    Historiquement, HAÏTI est un État vulnérable face aux puissances extérieures. De l’occupation américaine au XIXe siècle jusqu’aux interventions de l’OEA et des chancelleries modernes, les outils de pression ont changé, mais l’objectif reste et demeure identique. Ces parrains étrangers contrôlent la politique, l’économie et la diplomatie haïtienne.
    Le VISA, dans ce contexte, n’est pas une faveur, c’est un missile diplomatique. Chaque révocation de VISA, chaque menace est une piqûre calculée, et une façon de rappeler que le pays n’est jamais maître chez lui. L’ingérence est flagrante, et systémique. Le VISA n’est plus un simple document administratif, c’est un instrument de chantage bien calibré pour frapper l’orgueil national.
    Alors que Fritz Alphonse JEAN se pare des habits du « NATIONALISTE », brandissant le drapeau de la souveraineté, le spectre historique le rattrape très rapidement, car depuis avril 2024, le pouvoir est occupé par des compradores et des apatrides, complices actifs de la dilution de l’État haïtien et de l’humiliation nationale.
    De plus, et c’est un détail qui crie la duplicité, vu que la majorité des décideurs haïtiens ont leurs familles installées à MIAMI, à MONTRÉAL, à PARIS ou à MADRID. Ces hauts responsables ne négocient pas leurs VISAS comme des patriotes ; ils les protègent comme des BIENS PRIVÉS. Le NATIONALISME qu’ils affichent est une POSTURE, un DÉGUISEMENT pour médias et réseaux sociaux. La vraie loyauté va ailleurs, à leurs familles, à leurs intérêts personnels, et à leurs passeports.
    Diplomatie, Convention de Vienne et mascarades 
    La Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques garantit aux diplomates accrédités des privilèges et immunités, afin qu’ils puissent accomplir leurs missions « sans crainte de harcèlement, de pression ou d’ingérence »
    Aujourd’hui, la logique est inversée, car ce ne sont plus les États qui respectent la souveraineté et les immunités diplomatiques, ce sont les chancelleries étrangères qui les utilisent comme arme de pression, et le VISA devient un levier de contrôle politique.
    Ce renversement met en lumière l’hypocrisie internationale, car les mêmes principes de non-interférence, de respect mutuel et d’égalité souveraine, codifiés pour protéger la diplomatie, sont aujourd’hui instrumentalisés contre HAÏTI. Le résultat ?Une souveraineté mise en location, et un État livré aux caprices des puissances étrangères.
    Les traitres en costume et les nationalistes de façade
    La crise actuelle ne révèle pas seulement la fragilité d’HAÏTI sur la scène internationale, mais aussi la fragilité morale de ses dirigeants. À un moment où le pays sombre et que les institutions s’effondrent, sans oublier la corruption galopante et la misère abjecte du peuple.
    Ces mêmes dirigeants multiplient les postures de «PATRIOTES », les discours de dignité nationale, et les selfies millimétrés. Ils brandissent des drapeaux, parlent de souveraineté, mais pour protéger quoi ? Leurs familles à l’étranger, leurs comptes bancaires, leurs futurs hors d’HAÏTI. Ce sont des apatrides en costume.
    Leur nationalisme n’est qu’un déguisement et un décor. Le vrai pouvoir qu’ils servent n’est pas HAÏTI, c’est le système international de domination, d’ingérence, de sanctions et de dépendances.
    Le visa comme hache sur le cou de la souveraineté
    Quand un VISA tombe, ce n’est pas simplement un laissez-passer qui disparaît, c’est un signal diplomatique, une menace voilée, un rappel que les décisions importantes ne se prennent pas à Port-au-Prince, mais à WASHINGTON, à OTTAWA ou dans les couloirs feutrés de l’OEA et de la CARICOM.
    Le VISA, aujourd’hui, est devenu une arme contre la dignité nationale. Il frappe les têtes, terrorise les élites et rappelle aux «DIRIGEANTS » qu’ils ne sont que des usufruitiers précaires d’un pouvoir prêt à se vendre.
    Des vendus et nationalistes en vitrine
    Le spectacle est cruel, car HAÏTI est humiliée sur la scène internationale, trahie de l’intérieur, et vendue par ceux-là mêmes censés la défendre. Le VISA comme une missile, la diplomatie comme un chantage, et la souveraineté comme un décor. Et ceux qui s’affichent «NATIONALISTES » aujourd’hui sont les plus soumis. Ils sont soumis à leurs familles à l’étranger, à leurs intérêts personnels, et à la peur des missiles diplomatiques. Leurs cris de dignité ne sont que le bruit d’un masque qui claque.
    HAÏTI mérite mieux. Les HAÏTIENS méritent la liberté, pas la dépendance. Le pays mérite des dirigeants loyaux, pas des capitulards internationaux.
    Amos CINCIR
    Serviteur de l’Empire d’Hayti-Afrique
    Ambassadeur du Royaume
    26 Novembre 2025
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